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Quand le jeu devient une dépendance

Visuel - Dépendance au jeu

Les raisons de jouer à un jeu de hasard et d’argent sont différentes d’une personne à l’autre. Tous espèrent gagner et tentent leur chance de temps à autre. La plupart des gens sont réalistes par rapport aux probabilités qu’ils ont de rafler un lot, et même s’ils n’en remportent pas, le jeu demeure agréable pour eux.

Le joueur excessif est, quant à lui, poussé par une impulsion incontrôlable de parier. Le jeu prend une telle importance dans sa vie qu’il en arrive à la dominer complètement. Dans ce cas, l’activité de jouer s’est transformée en dépendance.

Les problèmes de jeu se développent en trois phases :

  • Première phase : D’abord le joueur gagne. Dans certains cas, il s’agit de gains importants. Bien sûr, tout le monde est heureux de gagner, mais pour certaines personnes, cet événement produit un tel bien-être qu’ils veulent à tout prix recommencer à jouer pour retrouver cette sensation. C’est la phase gagnante.
  • Deuxième phase : Puis arrivent les pertes. Inévitablement, la personne qui joue de façon excessive ne peut pas toujours gagner. Le joueur excessif supporte mal de perdre. Il joue de plus en plus, dans l'espoir de regagner l'argent perdu. Plus il joue fréquemment, plus les pertes en viennent à dépasser les gains. Il se persuade que la chance va revenir. Ainsi, les pertes s’accumulent et l’entraînent dans un cercle vicieux. Certains signes apparaissent tels que : la diminution de l’intérêt pour des activités autres que le jeu ainsi que des absences non expliquées. Il est à la phase perdante.
  • Troisième phase : À cette étape, tous les aspects de la vie du joueur sont graduellement affectés par son problème de dépendance au jeu. Ses relations avec ses proches en souffrent. Le joueur devient épuisé, isolé et désespéré. Le joueur a perdu le contrôle. C’est la phase du désespoir. Le joueur qui atteint cette phase est bien souvent en détresse et demande de l'aide.

Les joueurs se divisent en trois catégories représentant trois stades de développement des problèmes de jeux :

  • Joueur récréatif : Il ne rencontre pas nécessairement de problèmes lorsqu'il joue.
  • Joueur problématique : Il vit des épisodes de problèmes liés au jeu ou subit certains impacts négatifs en lien avec ses comportements de jeu, mais sans que cela n'occasionne de graves conséquences.
  • Joueur pathologique : Il vit un cumul de problèmes importants causés par une dépendance sévère aux jeux de hasard et d'argent.

Source : Site du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec


Comportements révélateurs

Il faut être attentif aux signes qui peuvent indiquer un problème de jeu excessif. En voici quelques-uns :

  • Être souvent préoccupé par le jeu
  • Augmenter ses mises et ses dépenses de jeu
  • Faire des efforts pour diminuer, mais jouer toujours autant
  • Devenir irritable lorsqu’on ne peut pas jouer
  • Jouer pour oublier ses problèmes
  • Retourner jouer pour regagner l'argent perdu
  • Mentir pour cacher que l’on joue
  • Voler ou frauder pour jouer
  • Emprunter de l’argent pour payer ses dettes de jeu
  • Risquer de perdre son emploi ou sa famille à cause du jeu

Source : DMS-IV.-4th ed. (1994). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, American Psychiatric Association.

Mise à jour : 9 août 2007

 
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