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Avant la venue, en 1994, d’un réseau d’appareils contrôlés par l’État, la législation permettait d’exploiter des appareils d’amusement, de type vidéopoker, lesquels offraient surtout des jeux de cartes, tels le poker et le black jack. Ces appareils ne donnaient pas la possibilité d’encaisser des gains en argent. Malgré cela, plusieurs exploitants en tiraient des revenus illégaux substantiels en monnayant des parties gratuites.
En 1993, la Sûreté du Québec évaluait le nombre d’appareils exploités illégalement entre 25 000 et 50 000, ce qui rapportait annuellement environ 780 millions de dollars en revenus clandestins*. Cette activité se déroulait non seulement dans les établissements ayant un permis d’alcool, mais aussi dans des endroits accessibles aux personnes de moins de 18 ans, comme les dépanneurs et les arcades.
La venue d’un réseau étatisé a permis d’élaborer un réseau intègre avec un taux de remise garanti dans des établissements licenciés ayant un espace réservé aux 18 ans et plus. Les bénéfices d’exploitation sont retournés à l’état et les exploitants touchent une commission de 22 %.
Dans les années 1990, les provinces canadiennes, à l’exception de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, ont adopté ce modèle étatique. Aujourd’hui, huit provinces exploitent un réseau placé sous le contrôle d’un organisme gouvernemental.
* Source : Estimation d’un représentant de la Sûreté du Québec lors de la Commission parlementaire
sur le projet de loi 84, juin 1993.
La SLVQ compte près de 75 personnes.
** Cette approche s’appuie sur une recommandation de chercheurs. En tenant compte de tous les programmes de retrait d’appareils de loterie vidéo mis en œuvre par Loto-Québec depuis 2004, la réduction du nombre de sites ayant des ALV atteindra 34 % à terme, soit 3 % de plus que ce qui avait été prévu initialement.
Depuis le début de l’exploitation du réseau, plusieurs mesures concrètes ont été mises de l’avant afin de promouvoir des comportements réfléchis vis-à-vis du jeu. Des changements importants ont été apportés aux appareils de deuxième génération, introduits en 2003, intégrant plusieurs dispositifs de jeu responsable :
D'autres mesures de prévention mises en place au même moment :
La SLVQ a implanté un code de commercialisation responsable [Format PDF, 518 Ko - Aide] dans le but de favoriser une gestion responsable des appareils de loterie vidéo (ALV) afin d'offrir à la clientèle un produit de divertissement de qualité dans un environnement agréable.
Inédit dans l’industrie, le code de commercialisation comporte 20 engagements auxquels les exploitants de site doivent se conformer : respect de la réglementation, affichage commercial, localisation du guichet automatique, interdiction de prêt ou d'avance de fonds, responsabilités du propriétaire relativement à l'exploitation des ALV, formation Au hasard du jeu, assistance au client, environnement de jeu, etc. Ces engagements permettent d'assurer un encadrement uniforme de la loterie vidéo dans tout le réseau.
De manière à inciter les exploitants de site à adhérer aux principes de gestion responsable, un programme d'évaluation et d'amélioration continue des méthodes de gestion responsable a été mis en place afin d'assurer le respect des engagements rattachés au code de commercialisation. L'évaluation se fait dans le cadre de visites annoncées par la SLVQ et par le biais de clients-mystères de façon continue.
En 2006, le programme Au hasard du jeu a été repris à l’échelle du Québec. Réalisée en collaboration avec la Fondation Mise sur toi et le Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu de l'Université Laval, la formation Au hasard du jeu est dispensée par des intervenants spécialisés dans le domaine du jeu et sensibilise les employés et propriétaires de bars, brasseries et tavernes à la problématique du jeu excessif.
Quelque 13 000 propriétaires et employés de bar ont obtenu un certificat attestant qu'ils ont suivi cette formation.
La formation Au hasard du jeu est désormais offerte en ligne, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, en français et en anglais. Il s'agit de la même version que celle donnée en salle, le déplacement en moins.
Le programme de sensibilisation et d’information Au hasard du jeu 1, mis en place en 2001 pour les propriétaires des établissements du réseau des loteries vidéo, a attiré l’attention. En effet, la SLVQ est la première à l’échelle mondiale à avoir cumulé l’implantation d’un programme de sensibilisation et de formation pour ses détaillants et procédé à son évaluation systématique. Près de 4 200 personnes, propriétaires et employés y ont participé.
Avant qu’un modèle d’appareil de jeu ne soit mis à la disposition du public, le Service des appareils de jeu du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique vérifie entre autres que le générateur de nombres aléatoires est adéquat et que le fonctionnement repose uniquement sur le hasard.
Le taux de retour moyen accordé aux joueurs est de 92 %. Pour chaque dollar misé, le joueur gagnera 0,92 $ en moyenne. Cette moyenne est atteinte après des millions de parties jouées et tient compte à la fois de l'aspect aléatoire, de la multiplicité des jeux et de la variété des lots et des combinaisons possibles.
Il existe une différence entre le taux de retour et le taux d’encaissement. Il s’agit de deux notions à ne pas confondre.
Ouverts à l’automne 2007, les salons de jeux, à l’instar des bars, brasseries et tavernes exploitant des ALV, sont gérés de façon responsable. Ils sont également soumis à des mesures de prévention et de contrôle qui favorisent une pratique responsable du jeu :
- L’utilisation d’une carte de paiement qui permet au joueur de fixer une limite au montant qu’il souhaite consacrer au jeu durant sa visite.
- L’absence d’un programme de fidélisation.
- L’accès à un programme d’autoexclusion.
- L’interdiction de consommer de l’alcool dans les aires de jeu.
- La présence d’un personnel formé à la pratique du jeu responsable.
Société des
loteries vidéos - Fiche de renseignements
[Format PDF, 55 Ko - Aide, mise à jour
le 18 juin 2008]
Mise à jour : 28 juillet 2008